La gare de Court-St.Etienne est inaccessible aux 400 voyageurs

Ce que l’on disait en 2005…

La gare de Court-Saint-Etienne, où près de 400 voyageurs (4) transitent chaque jour, se trouve sur la liste de gares dont les guichets devraient être fermés prochainement. Jusqu’à nouvel avis ceux-ci restent ouverts, l’avant-midi seulement, pour autant que le guichetier ne soit pas malade ou en congé.

Il semble maintenant que les gares menacées bénéficieraient d’un sursis jusqu’en juin 2005 afin de permettre à la SNCB et la Région Wallone de se mettre d’accord sur la réutilisation de ces gares par les autorités locales pour y loger des services au public.

Dans tous les cas il serait hautement regrettable qu’un beau bâtiment, en bon état, comme celui de Court-St.Etienne soit laissé à l’abandon et au vandalisme, défigurant le quartier, ternissant l’image de marque de la SNCB et décourageant la clientèle que la SNCB prétend vouloir attirer vers le rail.

Le Comité ne peut qu’insister pour que la gare de Court-St.Etienne reste ouverte et accessible : une surveillance humaine, autrement préventive que quelques caméras anonymes, est d’ailleurs absolument indispensable ici vu l’important public d’écoliers pas toujours très disciplinés et d’autres voyageurs.

…Et depuis…

Fermée depuis la mi-2005, la gare de Court-St.Etienne est inoccupée et inaccessible aux 400 voyageurs, qui n’ont en tout et pour tout que 1 pauvre abri sur le quai 1, et deux abris sur l’autre quai. Strictement rien n’a été fait en guise de compensation pour la fermeture de leur salle d’attente.

Seul élément positif : le nouvel accès de plain-pied au quai 2, mais ce chemin dérobé n’est signalé nulle part, et est recouvert d’un tapis de gravillons rendant le passage malaisé pour plusieurs catégories d’usagers.

Propositions

Fermer les guichets est une chose, condamner la salle d’attente en est une autre. Plutôt que d’attendre le RER, ce qui revient à envoyer un meilleur accueil des voyageurs aux calendes grecques, le Comité insiste pour une solution immédiate : la réouverture de la salle d’attente sous surveillance SNCB ou communale, comme cela se pratique en d’autres gares. Sinon, une extension et une amélioration sensible du confort d’attente sur chacun des deux quais s’impose. Cela inclut, dans tous les cas, le parachèvement du chemin d’accès au quai 2, y compris une signalisation bien visible.

Demande urgente à la SNCB

Le Comité demande que la SNCB s’active pour trouver une nouvelle affectation à la gare de Court-St.Etienne et aux autres bâtiments de gare ainsi laissés à l’abandon. Une présence humaine dans ces bâtiments permettrait d’ouvrir à nouveau les salles d’attente, de rassurer les voyageurs et d’éviter les pertes financières importantes dues à la dégradation d’immeubles inoccupés.


Analyse en fin 2007

Début 2005, lorsqu’il réalisa que la SNCB allait fermer plusieurs dizaines de guichets de gare, le Comité porta son choix sur la belle gare de Court- St.Etienne, avec l’intention ferme d’y revenir deux ans plus tard, afin de voir comment la SNCB s’y prendrait pour accueillir sa clientèle privée de salle d’attente. Le résultat est très médiocre, et pour cause.

….Du mieux

  • Récemment, un râtelier pour 10 vélos a été placé à ciel ouvert entre le bâtiment de gare et le pavillon d’accueil touristique installé dans les anciennes toilettes.
  • La sonorisation, encore absente dans de nombreuses gares à l’époque, a été installée depuis.

Ces deux améliorations, les seules évoquées par la SNCB dans sa réponse, ont donc bel et bien été réalisées.

….Du mieux et du pire

  • Entre-temps, plusieurs panneaux d’accueil à la clientèle ont été placés, énumérant la liste des gares autorisées avec la KeyCard, ainsi que les adresses des librairies et autres commerces où l’on peut les obtenir – ceci en guise de (maigre) compensation pour la fermeture des guichets…Mais, du coup, on en a profité pour enlever, sur la façade du bâtiment, les deux panneaux « Quai vers Fleurus », privant ainsi le voyageur inaverti de cette information essentielle pour le bon déroulement de son voyage.
    Une affiche jaune énumérant les heures de départ des trains avec le numéro de quai a bien été apposée au bas d’une fenêtre du bâtiment, mais comme elle ne saute guère aux yeux, le voyageur occasionnel devra d’abord s’engager sur le quai 1 avant de pouvoir y déchiffrer le tableau ad hoc.
  • Un accès de plain-pied à la voie 2 a été réalisé, juste au-delà du passage à niveau de la ligne 140 (Ottignies-Charleroi).
    Ceci ne fut possible que grâce à la disparition des voies de la ligne 141 vers Nivelles, ce qui permit de simplifier la structure de ce passage à niveau. Ainsi, les voyageurs ne sont plus obligés de passer par le tunnel sous-voies pour accéder à la voie 2, situation qui incitait beaucoup à traverser les voies en face de la gare !
    Ligne abandonnée depuis la fermeture de la sucrerie de Genappe 2. Or, pas la moindre signalétique n’a été placée pour attirer l’attention du voyageur occasionnel sur ce nouveau passage pourtant bien nécessaire. De plus, cet accès est recouvert d’un épais tapis de gravillons, ce qui en rend l’usage fort peu commode pour les personnes agées, marchant difficilement et celles avec voiturettes d’enfant ou avec bagages roulants.

Faut-il s’étonner que d’aucuns continuent de traverser les voies ?

Du pire

  • Comme on aurait pu le craindre, la fermeture des guichets alla de pair avec celle de la belle salle d’attente, laissant le bâtiment inoccupé, et donc sans utilité (2), et les voyageurs sur le quai.
  • Par contre, AUCUNE extension ni amélioration de l’équipement sur les quais n’a été réalisée pour compenser cette fermeture : le quai 2 reste équipé de ses deux abris préfabriqués, récemment repeints en bleu- sombre (3), alors que sur le quai 1, l’unique abri « Isobelec » doit à lui seul accueillir tous les voyageurs qui, auparavant, disposaient de la spacieuse salle d’attente, aujourd’hui bien inutile.

Lorsqu’une gare est fermée au public, les voyageurs sont en droit d’attendre que la SNCB fasse le nécessaire afin de veiller à un espace d’attente décent, mettant à leur disposition des abris suffisamment dimensionnés – et pourvus de sièges – afin de les abriter convenablement des intempéries.

A Court-St.Etienne, c’est tout le contraire que nous constatons. A croire que le groupe SNCB, non content de faire l’économie du personnel de gare, rechigne de faire les frais de quelques abris modernes en nombre suffisant. Selon la SNCB « la modernisation des abris aura lieu dans le cadre de la mise en œuvre du RER». Compte tenu des retards d’exécution inmanquablement liés à ce genre de projet, cela signifierait donc que les voyageurs de Court-St.Etienne seront abandonnés à leur sort pendant bien des années encore.

Source du document: www.mobilit.fgov.be

Une Réponse à La gare de Court-St.Etienne est inaccessible aux 400 voyageurs

  1. Salut le site.
    Encore un top billet comme tout le temps. Poursuivez comme cela c’est un plaisir de vous lire.
    A très bientot et une excellente année 2011 !

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