Permaculture: kezako?

Née dans les années 70 en Australie en réponse aux techniques agricoles massives et destructrices de l’après-guerre, la permaculture (contraction de “permanent agriculture“) résulte des travaux de Bill Morrison et David Holmgren, écologistes.

La permaculture vise avant tout la création d’environnements respectant la nature et répondant aux besoins des Hommes. Plus que le respect de la Terre et de l’Homme, la permaculture vise également le partage équitable et la création de l’abondance.

Plus d’infos sur :

http://asso.permaculture.fr

http://www.fermearcenciel.be/minisite/index.htm

http://www.festivalpermaculture.be/FR/Bienvenue.html

Relocaliser l’agriculture, favoriser l’emploi et le respect de l’environnement

Nous assistons depuis quelques années à un découplage progressif entre production alimentaire et politique agricole : les produits que nous consommons viennent de partout dans le monde, sans réflexion sur la dimension territoriale de la production et leur impact sur la production ; les normes agricoles se définissent souvent dans d’autres cénacles que ceux de la qualité alimentaire. En d’autres termes, le citoyen est de plus en plus décalé de la réalité de la production dont il ne comprend plus ni le fonctionnement ni le but. Pour Ecolo, il est urgent de réconcilier l’alimentation avec l’agriculture.

Proposition : Relocaliser [1] l’agriculture et favoriser l’emploi et le respect de l’environnement

La relocalisation de l’agriculture apparaît comme la seule réponse positive aux enjeux de souveraineté alimentaire au Nord et au Sud, aux problèmes environnementaux liés à l’agriculture intensive, mais aussi au maintien de l’emploi rural et agricole. Les politiques publiques doivent soutenir les producteurs en ce sens, de manière à maintenir et développer une agriculture paysanne, familiale et de proximité, qui alimente prioritairement les marchés locaux et régionaux.

Une des pistes pour favoriser l’agriculture paysanne est la réorientation de l’ensemble des aides et leur modulation en fonction de la main d’oeuvre (indépendante et salariée) utilisée et du mode de production (systèmes agro-écologiques et agriculture biologique).

Plus globalement, il convient d’agir au niveau européen et de réorienter la PAC sur la base des critères suivants :

- la modulation des aides en fonction de critères liés à la main d’oeuvre et à la qualité ;
- le plafonnement des aides et leur répartition plus équitable entre producteurs ;
- la poursuite d’un système de responsabilisation des producteurs et de pénalisation des modes de production intensifs non durables pour l’environnement (éco-conditionnalité) ;
- la suppression des subventions à l’exportation qui, d’une part, constituent des pratiques de dumping économique pour les pays dans lesquels arrivent les produits concernés, et qui, d’autre part, encouragent nos producteurs à se tourner vers ce type de production au détriment de filières de qualité valorisables chez nous. Lorsque cela se justifie pour protéger les marchés du dumping économique, Ecolo est favorable à la restauration de barrières tarifaires ;
- la limitation du pouvoir et de la concentration des multinationales liées à l’agriculture et à l’alimentation, en vue d’un rééquilibrage des rapports de force entre les divers acteurs des chaînes agroalimentaires  ;
- des prix qui permettent aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail et de leur production ; cela comprend aussi le droit d’utiliser des instruments de régulation de l’offre, notamment des droits de douanes et des quotas pour se protéger des importations à bas prix ;
- des échanges internationaux plus durables du point de vue économique et social ; de tels échanges, performatifs des droits humains fondamentaux, pourrait également être assurés par le recours aux instruments de la gestion de l’offre ; comme déjà partiellement évoqué plus haut, une gestion de l’offre adaptée permettrait notamment de mettre un terme aux pratiques de dumping économique à l’exportation (exportation à des prix inférieurs aux coûts de production à consentir dans le pays exportateur), tout en respectant le droit des agriculteurs européens à vivre décemment des fruits de leur travail ;
- le soutien aux pratiques agro-écologiques et à l’agriculture biologique (soutien à la conversion, encadrement technique, soutien à la formation, garantie de débouchés notamment via les achats publics …) ;
- une évaluation et un renforcement des mesures agri-environnementales en vue d’optimiser leur résultat dans les secteurs concernés (eau, biodiversité, fertilité des sols). Lire la suite

Des abeilles dans ma ville

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L’homme préhistorique, chasseur-cueilleur, récoltait déjà le miel. Tout au long de notre évolution nous avons maintenu un lien fort à l’abeille et aux produits de la ruche. C’est pourquoi l’abeille est un symbole de la générosité de la Nature. Elle permet de maintenir et de renforcer le lien entre les Hommes et la Nature.

L’abeille dans Bruxelles, c’est également plus de nature dans la ville. L’abeille est un excellent vecteur de communication environnementale et de sensibilisation au maintient et au développement de la biodiversité.

L’abeille dans la ville, c’est également plus de Nature dans la ville. Aujourd’hui, une certaine Nature se réfugie dans les villes, à l’abri des pesticides agricoles, dans un environnement riche et varié en plantes à fleurs. Une chose est sûre, les villes ont aussi un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité.

Les abeilles domestiques et sauvages, sont des acteurs majeurs du maintient et du développement de la biodiversité. Elles sont garantes de la stabilité des écosystèmes.

L’abeille est un excellent vecteur de communication environnementale et d’éducation à la Nature, sa sensibilité aux polluants en fait le symbole de la qualité de notre environnement.

C’est sur base de ces concepts qu’Apis Bruoc Sella met en œuvre des projets de sensibilisation à la Nature urbaine, avec une orientation écologique, sociale et éducative.

Plus d’infos et webcam sur: http://apisbruocsella.be

Rassemblons un million de voix pour obtenir une interdiction des cultures OGM tant que la recherche n’a pas abouti.

Ce qu’il faut savoir sur la pomme de terre Amflora

Le dernier OGM autorisé à la culture en Europe est le maïs grain de Monsanto MON810. Cette autorisation date de 1998, l’Europe sous la pression du monde associatif a donc résisté plus de 12 années. Voilà que, juste quelques semaines après la déclaration de José Manuel Barroso se disant en faveur d’avancées sur les cultures d’OGM en Europe, nous assistons à la concrétisation des volontés d’un président de la Commission européenne ignorant totalement la position clairement opposée aux OGM du peuple européen.

Avec l’ouverture des frontières et de par sa position de plaque tournante européenne, la Belgique ne peut que très difficilement contrôler les allées et venues de tous les produits. Nous l’avons bien constaté, il y a à peine un mois, avec le cas des tonnes de graines de lin OGM importées illégalement en Europe via le port de Gand.

Une clause de sauvegarde permet aux différents états membres de rester maîtres de leur territoire et de décider si oui ou non ils acceptent des cultures OGM. Malheureusement, cette clause ne sera vraiment utile que si tous les pays l’activent. Il sera en effet impossible d’empêcher la culture et la dissémination des gènes dans l’environnement européen puisque une fois installée à un endroit, cette culture y persistera, et aura alors tout le temps se propager.

Pour rappel : dans les conditions actuelles de climat et de techniques agricoles, un tubercule de pomme de terre laissé en terre peut encore germer pendant trois à quatre années sans aucune difficulté. Chaque jardinier aussi novice soit-il le sait et il est donc raisonnablement impossible d’envisager de récolter 100% des tubercules à la récolte, comme le suggère naïvement BASF.

La Commission européenne prévoit un assouplissement des éléments recevables pour faire jouer la clause de sauvegarde mais celle-ci ne constitue à nos yeux qu’un instrument politique d’apaisement qui ne garantira pas suffisamment la souveraineté des états du moins tant que tous ceux-ci n’auront pas activé ladite clause (risques liés au transport et à ladissémination biologique). Or, des cultures d’Amflora sont déjà prévues et programmées en Allemagne et en République Tchèque pour avril 2010 et en Suède et aux Pays-Bas en 2011.

Seule une interdiction de culture de cette pomme de terre transgénique dans tous les pays européens nous garantira de ne pas la retrouver dans nos assiettes, sous quelque forme que ce soit. Lire la suite

Le commerce équitable est-il écologique ?

Commerce équitable, démarche écologique et agriculture bio correspondent trois concepts distincts. Quelles sont les zones de recoupement ?

  • Le commerce équitable se concentre sur le respect de prix d’achat élevés aux producteurs de matières premières comme le café ou le cacao des pays en développement.
  • L’écologie s’attache à identifier les modes de production qui permettent de diminuer la pollution, le réchauffement de la planète et de préserver les ressources en matières premières.
  • L’agriculture bio s’attache à produire des matières premières ne faisant entrer aucun produit chimique dans leur production, afin de préserver la santé des personnes en priorité.

Certains produits sont à la fois “bio”, commerce équitable et écologiques. D’ailleurs, l’écologie fait partie des préoccupations des promoteurs du commerce équitable, mais attention, les promoteurs du commerce équitable n’en font pas une priorité absolue.

Voici un exemple d’incompatibilité entre commerce équitable et écologie. Les roses d’équateurs qui sont achetées en commerce équitable et distribuées en grande distribution, entrent en conflit avec les principes de l’écologie: elles sont acheminées par avion en Europe, ce qui provoque une pollution écologique et participe grandement au réchauffement de la planète. Il s’agit d’une abbération écologique. Il vaut mieux acheter des roses produites en France si l’on souhaite diminuer les rejets de gaz carbonique liés à leur transport.

Inversement, certains cafés portent un label AB (Agriculture biologique) et un label commerce équitable et sont en même temps écologique (le café ne pouvant de toute façon être cultivé en Europe, le problème des émissions de gaz à effet de serre lors de son transport ne se pose pas dans les mêmes termes que pour les roses “équitables” du Kenya ou d’Equateur pour lesquelles l’approvisionnement auprès de producteurs français produit une empreinte écologique beaucoup moins importante).

A vous de faire les bons choix…

La brochure en français publiée par “Trade for Development Centre” ci-jointe vous aidera dans vos recherches et prises de positions: 20091019_Commerce_équitable_et_environnement

Egalement celle de “Ethiquable”: carnet-campagne

Plus d’infos sur:

www.equidurable.be

www.befair.be/fr/articles/www-befair-be/home-page-2008.cfm

www.ethiquable.com/index.php

www.maxhavelaar.be

Les fromages bio de Wallonie

Cette brochure, fruit d’un partenariat entre Nature & Progrès et Femmes d’Aujourd’hui, est disponible gratuitement ici: FEP_0909_FROMAGES BIO

J’aime pas les chicons… un petit guide pour bien “manger durable” en famille

Est-il vraiment possible pour les jeunes parents de concilier, dans leur alimentation, environnement, santé, coût et facilité de préparation  ? Alors qu’il est parfois bien difficile de faire manger des légumes aux enfants, que le temps manque souvent, que le budget est difficile à tenir, que les tentations toutes prêtes débordent des rayons des supermarchés…

Et pourtant ! Réunir les quatre aspects est possible. Et lorsque l’on pense qu’un tiers de l’empreinte écologique d’un ménage est lié à la nourriture, on comprend bien à quel point la question est importante.

Retrouvez dans cette nouvelle brochure des idées, des réponses, des suggestions afin de combiner vous aussi ces différents aspects. Elle est illustrée par des menus évalués et commentés afin de vous inspirer.

Pratique, elle se termine par un calendrier détachable des fruits et légumes locaux et de saison. Compact et pliable, il se glisse facilement dans un portefeuille pour vous accompagner lors de vos courses !

Découvrez cette brochure au format PDF sur le lien suivant:  jaimepasleschicons

BioForum

 

Rendez-vous ici: http://www.bioforum.be

Parrainer une ruche

Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale dans certaines régions du monde. En butinant l’abeille participe à la pollinisation de plus de 80% des plantes à fleurs. Sa disparition serait une véritable catastrophe pour la nature et l’être humain. Que vous soyez un particulier ou une entreprise, nous vous proposons de participer activement à la sauvegarde des abeilles en parrainant une ruche.

Voila un exemple français à méditer pour nos apiculteurs… Plus d’info sur http://untoitpourlesabeilles.fr/index.php

Les produits bio ont le vent en poupe

La vente de produits biologiques dans les grandes surfaces a le vent en poupe en Belgique, selon un tour d’horizon mené mercredi (novembre 2009) par l’agence Belga dans les magasins Colruyt, Delhaize et Carrefour. Ces derniers ont confirmé la popularité de ces produits issus de l’agriculture biologique, qui ne souffrent pas des conséquences de la crise économique.

Les consommateurs choisissent de plus en plus souvent des produits bio. Les principaux supermarchés belges ont une part de responsabilité dans cette évolution, en proposant un large choix aux clients. Les légumes, les fruits et les produits laitiers ont toujours la préférence des clients. En 2008, la vente de produits bio a augmenté de plus de 17% dans les magasins Delhaize. Cette hausse est la plus importante depuis des années, affirme un communiqué de l’enseigne au Lion. L’année dernière, elle a ajouté une vingtaine de produits bio à son offre et dispose actuellement d’un assortiment de plus de 657 produits.

Les magasins Colruyt ont également enregistré une forte croissance de la vente de ces produits. Le directeur commercial, Jean-Pierre Roelands, a confirmé une croissance plus importante que la hausse moyenne du chiffre de vente, mais n’était pas en mesure de fournir des chiffres précis.

Le client peut trouver chez Colruyt quelque 250 articles biologiques, une offre en constante augmentation. Carrefour confirme également la popularité de ces produits. “Nous constatons que les clients choisissent consciemment des produits durables”, souligne Julie Stordiau chez Carrefour, qui compte une gamme d’environ 600 articles. De nouveaux produits sont proposés chaque semaine, assure la chaîne dans un communiqué.

Si c’est le cas dans les grandes surfaces, pourquoi pas chez nos agriculteurs, apiculteurs et maraîchers???

Source: BelRTL

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