Développement durable, conférence de R. Petrella – Soignies 28 mai
7 mai 2010 Laisser un commentaire

3 mai 2010 Laisser un commentaire
Sèverine Millet, auteur, journaliste, co-fondatrice de “Nature Humaine”, apporte sa vision de la crise et sa définition de l’écologie et comment la société humaine peut retrouver sa relation avec la nature et mettre en place un véritable changement.
Interview par Anne-Sophie Novel, Ecoloinfo, lors des Ateliers de la Terre, 11-13 décembre 2008, Courchevel.
31 janvier 2010 Laisser un commentaire
Comment expliquer le changement climatique à mon patron? A ma belle-mère? Ou à mon prof de math? Le Théâtre Carbonique vous propose quelques pièces humoristico-carboniques participatives et interactives destinées aux entreprises, au grand public, aux écoles, ou à tout groupe de personnes engagées dans une démarche de responsabilité environnementale et sociétale. Le Théâtre Carbonique est l’outil de formation et de communication idéal pour (dés)apprendre, réfléchir, et débattre sur les responsabilités et l’innovation. Depuis peu, le site du Théâtre Carbonique est en ligne et vous propose ses solutions sur mesure.
31 décembre 2009 Laisser un commentaire

Faute de consensus entre les 193 pays réunis depuis le 7 décembre à Copenhague, le document de quelque trois pages mis au point à l’arraché par les Etats-Unis, la Chine, et d’autres pays émergents dont l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud n’a pas formellement été entériné. La conférence des Nations Unies pour le climat en a simplement « pris note ».
L’Accord de Copenhague ne comprend pas d’engagement précis et chiffré en matière de réduction des émissions des gaz à effets de serre. La réduction d’au moins 50% d’ici 2020 qui figurait sur un des textes de travail élaboré le vendredi, n’a finalement pas été retenu dans le document final. De la même façon, le paragraphe sur la nécessité d’aboutir à un traité “légalement contraignant” d’ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, a disparu lui aussi du document final.
Concernant le financement, les pays industrialisés se sont engagés à Copenhague à verser 10 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) par an en 2010, 2011 et 2012 aux pays pauvres pour faire face aux conséquences du changement climatique, comme les sécheresses et les inondations. A plus long terme, « l’objectif » est de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an (69 milliards d’euros) à partir de 2010.
Résultats d’un accord aux ambitions réduites et sans cadre contraignant mais qui concerne pour la première fois pays industrialisés, grands pollueurs et pays émergents…
Un accord de principe :
La communauté internationale s’est fixé un objectif : ne pas dépasser une hausse de la température globale de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels. En revanche, l’objectif de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 s’est envolé.
Cet accord, contraignant seulement par sa portée politique, est le premier texte international qui reconnaît formellement la nécessité, d’un point de vue scientifique, de contenir l’évolution de la température de la planète au-delà de 2°C. Le texte reconnaît également la nécessité pour les pays développés de montrer l’exemple dans la réduction des émissions, et pour les pays en voie de développement d’examiner simultanément les questions du développement humain, de l’éradication de la précarité et du dérèglement climatique.
Des réductions d’émissions renvoyées à 2010 :
Le texte de l’ONU ne prévoit pour l’instant aucun objectif chiffré de réduction d’émissions de CO2. Les Etats doivent cependant indiquer ce qu’il compte faire à l’horizon 2020 avant le 31 janvier 2010. Aujourd’hui, les calculs effectués par l’ONU en fonction des promesses d’abaissement existantes prévoient une hausse de la température moyenne de 3°C.
L’échec de Copenhague voit la mise en place d’un calendrier adapté sur 2010, qui nécessite une forte mobilisation des Etats :
Pas d’organisation mondiale de l’environnement :
Pour contrôler les efforts des Etats, aucun cadre juridique n’est prévu. Un contrôle extérieur a notamment été vivement refusé par la Chine. Le texte garantit même le « respect de la souveraineté nationale ». Les engagements des pays industrialisés devront tout de même être « mesurables, notifiables et vérifiables », et ceux des pays émergents devront être communiqués tous les deux ans. L’Europe pourrait en outre créer sa propre organisation de l’environnement.
Une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars :
Pour soutenir l’adaptation des pays pauvres aux impacts du réchauffement climatique, une aide immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) sera allouée (priorité à l’Afrique et aux petites îles). Il a par ailleurs été estimé que 100 milliards de dollars seront nécessaires d’ici 2020. Un groupe de travail sera créé pour étudier cette question.
L’accord valide le protocole REDD-plus pour la lutte contre la déforestation, ainsi que le principe d’un fond d’adaptation, d’un montant initial de 30 milliards de dollars sur les années 2010 à 2012, pour atteindre 100 milliards par an dès 2020. Enfin, il encourage les parties à rendre transparents les modes et chiffres de mesure des émissions, et en fait un préalable pour les mesures bénéficiant d’un soutien international.
En attendant, il faut adopter une méthode et un calendrier précis et contraignant sur les étapes de négociation à franchir avant les prochains rendez-vous à Bonn et à Mexico, prévoyant des comptes-rendus réguliers pour informer et prendre à témoin l’opinion publique mondiale.
Une conférence aura lieu à Bonn en juin 2010 pour faire le point et préparer un autre rendez-vous sur le climat : le Sommet de Mexico, fin 2010. Un réexamen de l’accord de Copenhague interviendra en 2015 mais pour l’instant, le seul instrument légal de lutte contre le réchauffement reste le Protocole de Kyoto (ne concernant qu’un tiers des émissions mondiales).
Source: www.paperblog.fr
11 décembre 2009 Laisser un commentaire

La Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique publiait début décembre un rapport critique sur le recours croissant à la culture d’organisme génétiquement modifié (OGM). Selon ce rapport de l’Organic Center, l’utilisation de pesticides dans ce type de culture est en constante augmentation aux Etats-Unis. Ce qui est paradoxal étant donné que les agriculteurs se laissent séduire par les OGM principalement parce qu’il permettrait de diminuer l’emploi de ces pesticides.
Dès 1996, la firme américaine Monsanto met sur le marché des graines transgéniques. Les agriculteurs américains, encouragés par les subventions étatiques, se lancent dans l’aventure. Ces OGM sont le fruit du mélange de la graine avec des bactéries résistantes à certains phénomènes. Il en existe deux types, précise Charles Benbrook qui a dirigé l’étude pour l’Organic Center. “Il y a celles résistantes aux herbicides et celles résistantes à certaines maladies.”
Les premières sont problématiques. Leur objectif est de permettre la vaporisation de pesticides sans pour autant endommager la culture. Le problème que souligne le rapport est que cela conduit à une évolution génétique allant dans le sens d’un renforcement de la résistance des mauvaises herbes, et donc d’un usage accru de pesticides.
En 2008, les cultures d’OGM ont eu besoin de 26 % de pesticides par hectare de plus que les plantations traditionnelles. En outre, contrairement à ce que prétendent les firmes de biotechnologies, la productivité n’augmente pas drastiquement. Aux Etats-Unis, après 3 années d’utilisation, la consommation de pesticides a crû. Sur 13 ans, l’augmentation totale est de 159 000 tonnes. Depuis 2007, la croissance s’accélère. Ces deux dernières années représentent 46 % de l’accroissement total.
Dès le départ, certains scientifiques se sont opposés aux OGM. Charles Benbrook était de ceux-là: “l’usage massif de graines résistantes aux herbicides ne pouvait que mener à des changements écologiques et éroder l’effectivité de cette technologie.” De plus, ces graines coûtent plus cher à l’achat et doivent être ressemées chaque année. A terme, les agriculteurs “perdent le contrôle de leurs graines”, souligne Percy Schmeiser, un fermier canadien militant. “Les firmes qui produisent ces graines n’ont pas pour objectif de réduire la faim dans le monde ou d’augmenter la productivité, elles visent le contrôle de l’approvisionnement en graines et donc en nourriture” poursuit-il. Actuellement aux Etats-Unis, plus de 90 % des plantations de coton et de soja et 60 % des cultures de maïs sont tolérantes aux herbicides.
Les fermiers locaux se plaignent de plus en plus de l’efficacité des produits de la firme Monsanto. Le problème, c’est que “l’évolution génétique des mauvaises herbes s’est déjà produite et qu’il est difficile de faire marche arrière. Il faudra peut-être laisser la terre au repos pendant 20 ou 30ans avant de pouvoir réinstaurer des cultures classiques” ajoute Charles Benbrook.
En Europe, la situation est différente, la population est réticente à l’emploi d’OGM. Concernant la consommation d’aliments issus de la culture transgénique, l’Autorité européenne de sécurité des aliments ne l’autorise qu’une fois leur innocuité pour l’homme vérifiée. En parallèle, un système d’étiquetage et de traçabilité a été mis en place.
Concernant la culture proprement dite, cela dépend des pays. A l’échelle européenne, les ministres de l’agriculture éprouvent des difficultés à se mettre d’accord. Chaque pays garde le droit souverain de prendre ses propres décisions en matière d’OGM. L’Espagne en est le principal producteur européen.
En Wallonie, les autorités ont voté un texte qui oblige les champs d’OGM à se trouver à plus de 600 mètres de toute autre plantation et prévoit la création d’un fonds d’indemnisation afin de garantir un éventuel dédommagement. Il s’agit ici d’éviter toute contamination. En effet, ces cultures sont impossibles à contenir et la contamination des plantations limitrophes est inéluctable. “La coexistence est impossible, les OGM l’emportant sur les graines naturelles”, précise Percy Schmeiser.
Le débat sur les OGM porte sur la modification irréversible du code génétique des graines et la nécessité de le protéger. Selon leurs détracteurs, on ignore les effets sur le long terme, tant pour l’homme que pour la terre. Selon le rapport, cette technologie qui prétendait répondre aux défis futurs serait inefficace, tant pour augmenter la productivité face au défi alimentaire que pour diminuer l’utilisation de pesticides face au défi écologique.
Source: La libre.be
3 décembre 2009 Laisser un commentaire

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».
Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague.
Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.
S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.
L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.
Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.
Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.
Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.
Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat.
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique